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Les rencontres du violon première thématique. ... Stage et Concert ... Renseignement à l'Ecole Nationale de Musique 24, rue du Commandant Gâté - 44600 Saint-Nazaire Tél 02 40 00 79 90 - Fax : 02 40 00 79 99 98 |
Le stage: Violon traditionnel "d'Europe Centrale" : Roumanie (région de Dobrogea) et Hongrie | | Intervenant : Jacob Maciuta | Né à Tulcea en Roumanie en 1967, Jacob Maciuta étudie le violon au conservatoire de Bucarest où il obtient son prix en 1985. De 1987 à 1992, il se spécialise dans la musique traditionnelle de Roumanie notamment celle de Dobrodgea sa région d'origine. Il réalise plusieurs tournées en France avec divers groupes de musique traditionnelle avant de s'y installer en 1992. Avec le pianiste Gerardo Jerez Le Cam, il est à l'origine de la formation musicale "Quarteto Jerez" consacré au Tango contemporain et au Tango Tzigane.
| Ils réalisent ensemble de nombreux concerts entre 1992 et 1997. Parallèlemement, il enseigne le violon dans plusieurs écoles de musique, intègre en tant que violon soliste l'orchestre de l'ouest dirigé par Jean-Pierre Bréhu. En 1996 il est à l'origine de la formation musicale Translave qui propose une rencontre des cultures tango et tziganes dont il est l'un des compositeurs.
Translave, après plus de 350 concerts, poursuit sa route avec son dernier album "Marinanul".
En 1998, il rencontre Jean-Marc Padovani et le rejoint dans son quartet "chant du monde" avec qui il tourne en France et à l'étranger.
En 2003, il intègre la Cie De Camilla Saraceni consacrée aux danses et musiques tango, pour la création «Charbons ardents», musique de G.J. Le Cam.
Récemment, il crée le trio Dobrodgea avec Georges Tudorache (accordéon) et Miha Trestian (cymbalum) avec qui il interprète les musiques traditionnelles de sa région d'origine
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Déroulement des stages : | Date et lieux du stage : | Horaires | Pubic concerné : | Places disponibles : | Tarif : | A noter : |
| samedi 14 et dimanche 15 janvier 2006 à l'ENM de St Nazaire samedi 28 et dimanche 29 janvier 2006 à l'ENM de St Nazaire samedi 11 et dimanche 12 février 2006 à l'ENM de St Nazaire/ Salon république | les samedis de 14h 00 à 19h 00 les dimanches 15 et 29 janvier de 10h 00 à 13h 00 et de 14h 00 à 16h 00 le dimanche 12 février de 14h 00 à 17h 00 | Elèves des classes de violon des écoles de musique de Loire-Atlantique en fin de 1 er cycle, 2e et 3e cycles | | 30 places, 2 groupes de 15 personnes (2 niveaux) | 30 € pour l'ensemble du stage (restauration des dimanches midi 15 et 29 janvier comprise). L'association Musica St Nazaire propose une réduction de 50% du coût du stage aux élèves de l'ENM de St Nazaire. | | les enseignants de violon pourront assister au stage en auditeurs libres. |
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| | A l’initiative de Mr Colin, professeur de violon à l’ENM de Saint Nazaire, ce stage, animé par Jacob Maciuca, réunit 16 violonistes (dont environ la moitié sont élèves de l’Ecole de Musique de Saint Nazaire). La méthode est basée sur l’écoute et la mémoire, aucune partition comme support ce qui au début en a déconcerté plus d’un. Deux groupes ont été constitués suivants les niveaux de chacun, qui répètent séparément puis se réunissent pour jouer ensemble, ce qui est du plus bel effet. L’ambiance est décontractée mais le travail intensif, à la fin de la journée beaucoup sont ‘vidés’ mais très contents. L’intervenant, Jacob Maciuca est très satisfait de ses élèves et les élèves enchantés de cette expérience, nouvelle pour beaucoup, qui leurs permet de découvrir peut-être un nouveau style de musique mais surtout une autre façon de travailler. Alors ne manquez pas le concert du 12 Février où, en première partie, les stagiaires vous ferons découvrir ce qu’ils ont appris durant ce stage. |
Concert Vibration avec le Trio Dobrogea : violon, cymbalum, accordéon dimanche 12 février 2006 à 17h 00 au Salon République En première partie de ce concert, les stagiaires ayant suivi l'enseignement de Jacob Maciuca offriront le fruit de leur travail au public. Entrée libre dans la limite des places disponibles
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La musique du trio Dobrogea est issue du répertoire traditionnel roumain, précisément de la région de Dobrogea, sur les bords de la Mer Noire, au carrefour des influences tziganes, turque. En elles se résument toutes les transgressions que la musique ouest-européenne ne cesse de tester à l'égard d'elle-même. Dans la Dobrogea, les échelles d'intervalles échappent souvent au système tonal, pour affirmer l'univers modal hérité du système ottoman, et au delà aux maquams orientaux. La voix y est parfois non tempérée, notamment dans la culture tzigane et dans ce qui provient de l'héritage religieux byzantin, et les instruments en portent le reflet à leur tour : Le violon sait l'art des micro-intervalles, et il peut vite sonner comme un kamentché caucasien, turc ou iranien. Le cymbalum développe une spectralité sonore riche en harmoniques en irisation de micro-intervalles, dans un cousinage évident avec le santur iranien ou la qanun arabo-ottoman, richesse de la matière sonore qu'il a commencé à trouver auprès de certains compositeurs contemporains. Quant au rythme, s'il est un domaine où les musiques roumaines se sont affranchies de la logique de l'écriture et de la barre de mesures, c'est celui-là. Rythmes asymétriques «aksak», esthétique tzigane qui donne une élasticité permanente au mouvement du son, primauté des danses (hora, sirba, geamparalele, cadaneasca...), Tout concourt à donner à ces cultures musicales une proximité palpable avec la danse. Le trio Dobrogea en donne une belle illustration : difficile de rester assis en l'écoutant. Les musiciens du trio Dobrogea (Jacob Maciuca, violon, Mihai Trestian, cymbalum et Georghe Tudorache, accordéon) ont su s'ouvrir aux expériences les plus intéressantes de croisements musicaux : leur rencontre à Royaumont en 2000 avec Jean-Marc Padovani et le Quartet Chant du Monde reste en mémoire. Mais ils montrent aussi la vitalité des musiques de la Dobrogea roumaine, de ce delta du Danube qui demeure une mosaïque d'influences turques, tatares, bulgares, grecques, roumaines, vieux-russes, entre autres. Illustrer des formes existantes n'empêche pas d'en inventer d'autres, et réciproquement. Le trio Dobrogea est dans cette attitude et c'est l'une de ses forces. La vigueur multiculturelle de la Dobrogea et de son delta de musique reste le meilleur garant de l'ouverture d'esprit du trio qui porte son nom. |
... Le stage de violon traditionnel "d' Europe Centrale" terminé, il reste à en tirer les enseignements apportés aux musiciens stagiaires. Tous pensent qu'ils ont beaucoup appris, les plus jeunes ont acquis plus de confiance en eux, de maitrise, car jouer à l'oreille n'est pas forcément dans leur culture musicale. Ils ont pu découvrir une musique nouvelle, riche en harmonies et de plus entraînante, qui n'engendre pas la mélancolie (Sauf peut-être le "truc gnan-gnan"! Les stagiaires comprendront ... ) L'apothéose fut le concert final donné au salon République avec en première partie, la production des stagiaires, sous la houlette de Jacob Maciuca. Le public présent a pu apprécier la bonne maitrise des violonistes après seulement quelques jours de pratique. Puis le Trio Dobrogea, dont fait partie Jacob, a ébloui nos oreilles avec de nombreux morceaux d'où ressortait toute la virtuosité des trois musiciens.
|  | | Bref, une belle réussite ce stage! qui a comblé toutes les attentes des participants, ils espèrent que l'expérience sera renouvelée l'année prochaine, avec un autre genre de musique du monde, pour découvrir encore autre chose. Pour finir un petit mot de ses élèves à Jacob: " Merci Jacob pour ta gentillesse, ta patience, ta simplicité et une pédagogie remarquable. A bientôt !" |
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