. Centre de Transcription Musicale | . Braille Indépendant | | Un partenaire pour l'intégration des musiciens aveugles
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L’écriture ordinaire est l’art de parler aux yeux, l’écriture Braille est l’art de parler aux doigts. |
L'écriture Braille
| | L’écriture Braille est sans doute l’une des inventions les plus géniales du XIX° siècle. Ce système d’écriture, qui prend officiellement le nom de son inventeur en 1878, va enfin permettre aux personnes aveugles d’accéder à l’éducation et à la culture.
| Cependant, une découverte arrive rarement par hasard; deux précurseurs de Louis Braille méritent de retenir notre attention: Valentin Haüy et Charles Barbier de la Serre. |
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. Valentin Haüy (1745-1822)
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C’est un homme brillant: il connaît le latin, le grec, l’hébreu et parle une dizaine de langues vivantes. Très jeune, il est scandalisé par le sort réservé aux sourds et aux aveugles. En 1784, il fonde la première école pour aveugles, à titre privé. Celle-ci sera reconnue par l’état en 1791, sera assimilée aux Quinze-Vingts sous Napoléon puis deviendra, en 1815, l’Institut Royal des Jeunes Aveugles. A Noël 1786, Valentin Haüy présente ses premiers élèves au Roi Louis XVI, à Versailles, lui montrant, notamment, leur capacité à réaliser différents travaux manuels. Mais, la principale innovation de Valentin Haüy fut la lecture tactile. Cette même année 1786, Valentin Haüy confectionne en effet le premier livre à l’usage des aveugles: les caractères d’imprimerie sont reproduits en relief par gaufrage du papier. Valentin Haüy devient le premier instituteur des aveugles. Tout en reconnaissant la prodigieuse avancée permise par la lecture tactile, il faut admettre que ce mode de lecture était lent et ardu. De plus, le gaufrage du papier était difficile à réaliser et, de ce fait, revenait très cher.
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Valentin Haüy reste, malgré tout, le premier à avoir permis aux aveugles de lire. |
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Charles Barbier de la Serre (1764- 1841) | | C’est un capitaine d’artillerie. Il émigre en Amérique au moment de la Révolution française puis revient en France. Afin de permettre aux militaires de communiquer dans l’obscurité, il imagine un système de lecture au moyen de points en relief. En 1819, il présente son invention au musée des produits de l’industrie dans la Cour du Louvre. Là, il rencontre des enseignants de l’Institut Royal des Jeunes Aveugles qui l’invitent à venir présenter son invention dans leur école. Dès 1822, on parle "d'écriture nocturne des aveugles”. Il s’agit d’une sonographie basée sur douze points en relief, soit deux colonnes verticales de six points. Ce système representait des sons pour traduire des ordres militaires simples (en avant, en arrière, plus vite ...) mais ne permettait pas l’écriture de l’orthographe.
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Barbier, en homme intransigeant et fier de son système estimait que “les humbles n’avaient pas besoin de connaître l’orthographe et que les aveugles n’avaient que faire de l’orthographe et de la culture” |
Le grand mérite de Charles Barbier de la Serre est d’avoir pensé à une écriture au moyen de points. Sans le système Barbier, le Braille n’aurait peut-être jamais vu le jour! |
| Louis Braille (1809-1852)
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Il est né à Coupvray, petite commune rurale à l’est de Paris, aujourd’hui dans la Seine-et-Marne, dans le canton de Lagny. Il est le plus jeune d’une famille de quatre enfants, son père est bourrelier.
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| A trois ans, il se blesse un oeil avec un outil, dans l’atelier de son père. L’oeil est infecté, le second contaminé et il perd rapidement la vue. Il fréquente d’abord l’école du village puis entre, en 1819, à l’Institut Royal des Jeunes Aveugles. Il apprend à lire selon la méthode de Valentin Haüy, en lettres gaufrées, puis s’intéresse à la Méthode sonographique de Charles Barbier. A la fin de ses études, il devient répétiteur puis professeur à l’Institut. C’est un bon musicien: il joue du piano, de l’orgue et du violoncelle. Il exerce, parallèlement son métier d’organiste dans plusieurs paroisses de Paris.
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.Il meurt prématurément d’une maladie pulmonaire en 1852, à l’âge de 43 ans. |
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Son oeuvre : Très tôt, Louis Braille cherche à améliorer le système sonographique de Charles Barbier. Il ne veut surtout pas se passer de l’orthographe. Il pense, par ailleurs qu’un caractère de douze points est trop grand pour être perçu rapidement au simple passage du doigt. Il réduit donc à six le nombre maximum de points par caractères, soit deux colonnes de trois points. Avec six points, il existe 63 combinaisons possibles. Dès 1825, alors qu’il n’a que 16 ans, il a déjà fixé les bases de cette écriture: les 26 lettres de l’alphabet, les lettres accentuées et la ponctuation. Malgré ses défauts de jeunesse, ce système était supérieur à celui de Charles Barbier: c’était un alphabet, calqué sur celui des voyants. Il donnait donc un accès réel et complet à la culture. Il était beaucoup plus facile à déchiffrer car, les caractères, plus petits, pouvaient être appréhendés, avec un peu d’exercice, par un seul passage du doigt. En 1829, il publie le “Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain- chant au moyen de points à l’usage des aveugles et disposés pour eux”. Cet ouvrage de 32 pages constitue le véritable acte de naissance du système Braille. Une nouvelle édition, plus complète, paraît en 1837 incluant le texte, les chiffres, les mathématiques et la musique. Jusqu’à la fin de sa vie, Braille s’acharne à améliorer son invention, imaginant par exemple un abrégé facilitant la lecture et réduisant le volume des ouvrages.
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| | Les 63 caractères : Un caractère comporte au maximum 6 points. Ces 6 points s’écrivent dans une “cellule” composée de deux rangées verticales de 3 points, numérotés de la manière ci-contre : | |
Un signe peut avoir plusieurs sens suivant sa place dans le texte : par exemple, la lettre D devient le chiffre 4 lorsqu’elle est précédée d’un signe particulier appelé numérique. Cette même lettre D représente un Do croche en musique.
Apostrophe | Fin de vers | Numérique | Trait d'union | Italique | Majuscule |
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| Signes hors série: numériques, abrégés, musicaux ... |
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La dimension d’un caractère est très précise. La distance entre deux points ou entre deux lettres est fixe et a été calculée pour être reconnue par un seul passage du doigt. Ainsi, la distance entre les sommets de deux points voisins est de 2,5 mm et la hauteur maximum d’une lettre de 8 mm. A titre de comparaison, l’oeil perçoit une distance d’un dixième de millimètre à 30 cm alors que le doigt a besoin de 1,5 mm pour distinguer deux points. Evidemment, avec ce système, il n’existe pas de caractères gras, majuscules... La mise en relief des titres ou points importants se pratique d’une autre manière, par exemple par la mise en page.
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Le sens du toucher : La personne qui pratique le Braille lit avec les index, la pulpe du doigt passant sur les points. Un simple passage du doigt permet de connaître le nombre de points et donc la lettre. Le toucher s’éduque et s’affine comme les autres sens. Par des exercices réguliers, les terminaisons nerveuses des doigts sont stimulées et le lecteur de Braille acquiert progressivement une très grande acuité tactile. Dans la vie de tous les jours, la part du toucher dans la perception de l’environnement est relativement réduite: nous utilisons la vue à 80%, l’ouïe à 15% et le toucher à 4%.
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.Chez une personne aveugle, la déficience du sens de la vue est naturellement compensée par le développement de l’ouïe et du toucher. |
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La diffusion du Braille :
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En 1854, deux ans après la mort de l’inventeur, la France adopte cette écriture. Le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et l’Angleterre suivront peu après. Dès 1858, on imprime des livres scolaires en Braille. En 1867, une autre étape est franchie avec la possibilité de réaliser des ouvrages en recto-verso. Vers 1880, les allemands et les américains conçoivent les premières machines à écrire le Braille. En 1949, l’UNESCO entreprend de faire l’inventaire de la situation du système Braille avec pour objectif d’établir l’uniformité du Braille dans le monde. Ce travail élève le Braille à un moyen d’expression universel, comme en témoigne l’ouvrage paru en 1953 : “L’emploi du Braille dans le monde”. Pendant les cinquante dernières années, l’emploi du Braille a continué à se développer et s’est étendu à la plupart des pays. Actuellement, il existe environ 70 alphabets dans le monde, dont 29 en Europe avec des différences minimes dues aux quelques caractères propres à chaque pays. .
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Quelques exemples tirés du livre: Emploi du Braille dans le monde Traduit de l'anglais par l'Association Valentin Haüy pour le bien des aveugles. National Library Service for the blind and physically Handicapped The library of Congress Washington, D.C., U.S.A. | Gaëlique | Espagnol | Hongrois | Grec | Russe | | | | | | Algérien | Hébreux | Cantonnais | Japonais | Hindi - Sanskrit | | | | | |
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| | Comment écrit-on le Braille : | | | | | Le Braille s’écrit à la main, à la machine ou à l’ordinateur.On peut l’imprimer ou plutôt l’embosser. Pour écrire à la main, on utilise une tablette perforée et un poinçon. La tablette est en métal ou en plastique, la dimension varie selon le modèle: format “de poche” (8 lignes de 20 caractères), format moyen (24 lignes de 23 caractères), format A4 (27 lignes de 30 caractères) etc... Le poinçon qui sert à embosser le papier est fait d’une pointe d’acier et d’un manche en bois. A la main, on écrit “en creux”, de droite à gauche afin de lire de gauche à droite après avoir retourné la feuille embossée. L’écriture est donc inversée par rapport à la lecture. Un jeune aveugle apprend ces deux fonctions parallèlement. | | | | |
| | . | | | La machine à écrire comprend six touches correspondant aux six points Braille et une barre d’espacement. On frappe ensemble les touches nécessaires au nombre de points composant chaque lettre. Une seule frappe par caractère permet donc une écriture plus rapide que l’écriture à la tablette.
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.Il existe deux systèmes d’imprimerie : La typographie: on dispose des caractères mobiles sur une plaque de métal. Par pressage du papier contre cette plaque, on effectue le nombre de copies désiré. Cependant, on ne peut pas conserver les clichés. La stéréotypie: avec un marteau et un poinçon, on perfore une feuille de zinc ou de cuivre placée sur une plaque de fer puis on imprime par pressage du papier comme précédemment. Avec cette deuxième technique, les clichés sont conservés. Ces deux procédés ont été mis en place dès 1850. Au XX° siècle, les clichés sont réalisés par des machines électriques fonctionnant selon le principe de la machine à écrire citée ci-dessus. Depuis une vingtaine d’années, l’informatique permet la saisie de textes au moyen de six touches sélectionnées sur un clavier “azerty” ordinaire. Il est aussi possible de saisir directement avec le clavier “azerty” : des logiciels de conversion envoient ensuite les données vers une imprimante Braille. “Imprimante” n’est d’ailleurs pas le mot exact puisqu’il s’agit de faire apparaître des points en relief sur du papier... On appelle cette machine une embosseuse: “machine à faire des bosses”. . |
En résumé: quelques dates repères : | .
| • Valentin Haüy 1745-1822 : Premier instituteur des aveugles • Charles Barbier de la Serre 1764-1841 : Inventeur d’une sonographie sur 12 points • Louis Braille 1809-1852 : Inventeur de l’écriture qui porte son nom • 1784 : Fondation de la première école par Valentin Haüty • 1786: Réalisation du premier livre de lecture tactile (alphabet gaufré) • 1819: Présentation du système Barbier • 1825 : Début de l’écriture sur 6 points • 1829 : Naissance officielle du Braille • 1837 : Mise au point quasi définitive du système • 1837: Impression du premier livre en Braille (Histoire de France) • 1849: Début de la stéréotypie (impression au moyen de clichés métalliques) • 1852: Début de la typographie (impression au moyen de caractères mobiles) • 1854 : Impression d’une méthode de lecture en portugais • 1854: Adoption officielle du Braille en France • 1867 : Impression en recto-verso • 1878 : L’écriture “Braille” prend officiellement le nom de son inventeur • 1882: Codification d’un abrégé orthographique par Maurice de la Sizeranne • 1888: Congrès de Cologne: La France, l’Allemagne, l’Angleterre et le Danemark signent un traité qui fixe l’utilisation de la même musicographie Braille • 1929 : Premier grand Congrès International de Musicographie à Paris: • Edition de l’ouvrage “Notation Musicale Braille Internationale" • 1954: Deuxième Congrès International. • 1992: “Nouveau Manuel International de Notation Musicale Braille” incluant, autant que faire se peut, la notation contemporaine de la musique Pour la petite histoire et pour montrer l’importance du Braille, signalons deux événements: • le transfert des cendres de Louis Braille au Panthéon en 1952 • l’inauguration d’une plaque à sa mémoire, sur la façade de l’immeuble où il a conçu son système, 2, rues des Ecoles, Paris, 5°, le 1° février 2003. | |
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| | Quelques éléments pour comprendre la transcription : | | | | Presque en même temps que l’écriture littéraire, la musicographie en relief voit le jour au XIX° siècle. Louis Braille, musicien lui-même, n’eut de cesse de perfectionner son invention pour représenter la musique dans toute sa complexité. La musicographie Braille ne ressemble en rien à la musicographie en “noir”. La lecture de la musique en “noir” est relativement claire et logique : notes superposées, écriture proportionnelle à la durée de la note, répartition sur la portée du grave à l’aigu d’une manière visuelle... En Braille, rien de tout cela ! La note occupe la même place sur le papier, qu’elle s’appelle ronde, noire ou double-croche. Le musicien doit compter les temps pour repérer ce qui se joue ensemble. Il mémorise un fragment de main droite, puis de main gauche avant de jouer mains ensemble et cela d’un bout à l’autre de la partition. | | | | La musique, en Braille, s’écrit de manière linéaire : | | | | - la main droite et la main gauche ne sont pas superposées - tous les signes de doigtés, nuances, altérations, accentuations.. sont intégrés dans le texte musical. Une note, en Braille, peut ainsi nécessiter jusqu’à une dizaine de caractères, dans un ordre bien défini: pédale appuyée, marque d’intensité, arpeggio, articulation, ornement mélodique, altération, clé d’octave, note elle-même, point d’augmentation, doigté, liaison, point d’orgue... ... tous ces signes étant écrits à la suite les uns des autres!
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| | Ordre de succession des signes musicographiques : | | | | Voici l’ordre dans lequel peuvent se présenter, à la lecture, les signes et les indications qui précèdent ou suivent la note. . | |
. . 1. Clé figurant sur le texte en noir. . . 2. Pédale appuyée. Corde ou position. . . 3. Marque d’intensité du son. . . 4. Signe de main. Indication concernant l’archet. . . 5. Commencement d’un coulé. . . 6. Triolet, groupe ou frappé. . . 7. Arpeggio. . . 8. Articulation ou accentuation : . piqué, détaché, louré, staccato ou tenuto, . martelé, smorzando ou son filé. . . 9. Ornement mélodique. . 10. Altération. . 11. Clé d’octave.
| . . 1. Point d’augmentation. . . 2. Doigté, corde à vide ou son . harmonique. . . 3. Fractionnement ou trémolo. . . 4. Liaison. Fin d’un coulé et lié de . . . syncope. . . 5. Virgule (respiration) ou point d’orgue. . . 6. Pédale levée. |
Lecture des notes et de leurs valeurs : | Les sept notes: do ré mi fa sol la si et leurs valeurs, sont représentées par quatre séries de signes correspondant aux rondes, aux blanches, aux noires et aux croches. | | Chaque série représente deux valeurs différentes: la ronde et la double-croche, la blanche et la triple-croche.., dans la musique “classique” cela ne prête pas à confusion : le nombre de notes contenues dans la mesure étant une indication sur laquelle il est impossible de se méprendre. Le procédé est le même pour l’indication des silences avec, bien sûr, des caractères spéciaux.
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Manière de situer les sons du grave à l’aigu : Il existe neuf clés d'octave. | En Braille, il n'existe pas de portée pour visualiser la hauteur d'un son. Pour situer une note du grave à l'aigü, il faut lui adjoindre un signe nommé "clé d'octave" qui indique, au début de chaque morceau ou phrase, à quelle hauteur on doit jouer. L'échelle musicale est considérée sur une étendue de sept octaves et complétée par une contre-octave et une octave suraigüe. | Octave au-dessous de la première octave | |
| | | | | | | | Octave au-dessus de la Septième | |
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| | Ecriture des accords : | | | | Les accords formés de notes d’égale durée s’écrivent à partir de la note supérieure ou de la note inférieure (suivant les instruments). La note initiale de l’accord étant seule réellement écrite, chacune des autres notes est représentée par un signe désignant l’intervalle qu’elle forme avec cette note. | l |
| | Tièrce |  |
| Quarte |  |
| Quinte |  |
| Sixte |  |
| Septième |  |
| Octave |  |
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.....Exemple :

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Parties simultanées renfermant des valeurs différentes : | | | Copule et sectionnement de mesure Lorsque dans une mesure, deux ou plusieurs parties devant s'exécuter simultanément renferment des valeurs différentes et, par conséquent, ne peuvent s'exprimer intégralement au moyen d'accords, chacune de ces parties est successivement écrite. | | | La simultanéité est indiquée par le signe nommé "copule" placée sans espace entre les différentes parties.
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Autres signes, quelques exemples :
Répétitions (reprises) : | | Double barre suivie d'un point: début de reprise | |
| | Double barre précédée d'un point : fin de reprise | |
| | | Première, seconde (volta) | ...  |
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Ornements : | | | | | Appogiature courte (note d'agrément) |
| | | | Gruppeto sur ou sous la note |
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Musique contemporaine : | | | Tête de note noire sans queue |
| | | Tête de note en forme d' X |
| | | Queues verticales désignant des quasi-notes |
| | | Tête de note "diamant" ou en forme de triangle |
| | | Fin d'une ligne oblique indiquant une hauteur approximative ( quasi-notes) |
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Musique de chant : | | | | Liaison syllabique pour la 1ère et la 2ème langue |
| | | Liaison syllabique pour la 3ème et la 4ème langue |
| | | Variante de liaison syllabique pour vers simple dans une langue |
| | | | Deux syllabes chantées sur une note |
| | | Trois syllabes chantées sur une note |
| | | | | Texte chanté sur une note |
| | Répéter le texte une fois, exemple: | |
| | Répéter le texte deux fois | |
| | ou | | Répéter le texte trois fois (etc.) |
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Instruments à cordes : | | 1ère position ou case | | 6èmeposition ou case |
| | 2ème position ou case | | 7ème position ou case |
| | 3ème position ou case | | 8ème position ou case |
| | 4ème position ou case | | 9ème position ou case |
| | 5ème position ou case | | 10ème position ou case |
| | | Glissando ou déplacement vers une nouvelle position |
| | Début d'une ligne de déplacement |
| | Fin d'une ligne de déplacement |
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Exemple de réalisation : | . |
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La musicographie Braille est donc bien structurée mais elle n’est pas hiérarchisée, contrairement à la musique en “noir”. Lorsqu’un musicien voyant déchiffre une partition, il peut, dans une première lecture, faire abstraction des nuances, des doigtés, des articulations pour ne lire que les notes et le rythme et avoir ainsi une première idée, rapide, de la partition. En Braille, le musicien est obligé de tout lire puisque tout est linéaire. Sa “première” lecture sera moins rapide. Par contre, elle sera plus analytique et plus complète. En réalité, un musicien voyant travaille d’emblée sur l’ensemble d’une partition alors qu’un musicien aveugle l’appréhende fragment par fragment, mais, à l’usage, on constate que le temps d’apprentissage est sensiblement le même. La différence essentielle est l’impossibilité de déchiffrer “à vue” une partition en Braille. |
Centre de Transcription Musicale Braille Indépendant . |
| Le C.T.M.B.I. est une association créée en 1989 sur l’initiative de quelques professeurs de musique aveugles et d’un transcripteur de musique en braille. La création du centre a été rendue possible grâce aux diverses subventions reçues: Ministère de la Culture, Fondation de France, Conseil Général d’Eure et Loire et Fondation pour la Réadaptation des déficients Visuels (qui a offert l’ordinateur). Le CNAM et l’informaticien Dominique Weygand ont mis au point le premier logiciel de transcription de la musique en braille. Le transcripteur Alain Monier a travaillé pour le centre de 1989 à 1994. Par son expérience et son dynamisme, il a su faire de l’association un outil de travail au service des professeurs de musique aveugles. | Après le décès brutal d’Alain Monier en novembre 1994, une nouvelle transcriptrice: Marie-Andrée Courjault, a pris le relais, après un temps nécessaire de formation intensive. Toutefois, cette personne était déjà titulaire d’une licence de musicologie et possédait une bonne connaissance de l’écriture braille, ce qui lui a permis d’être opérationnelle dès le mois d’avril 1995. La relecture et la correction des partitions sont assurées par Marcel Courjault, professeur de musique non-voyant. Leur travail a pu se réaliser grâce à un éditeur informatique de texte en braille: ETEXTC, proposé par le CNEFEI (Centre National d’Etudes et de Formation pour l’Enfance Inadaptée). . Pour plus d'information sur le CTMBI, pour se procurer une partition en Braille contactez Marie-Andrée et Marcel Courjault 103 rue du Commandant Gaté - 44 600 Saint Nazaire Tel. et Fax: 02 40 53 54 31 - E-mail: marcel.courjault@wanadoo.fr |
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